Les jeux

Madagascar 1997

Ensemble réussir !

Logo 3èmes Jeux de la Francophonie Madagascar 1997 Le 27 août 1997 donne le départ à la troisième édition des Jeux de la Francophonie sous l’énoncé « ensemble réussir ».

En effet, le défi était de taille pour le CIJF et les organisateurs malgaches qui ont dû réaliser les Jeux avec un budget réduit et convaincre la population que les Jeux de la Francophonie auraient bien lieu.

Et la fête fût des plus réussie ! Au final, 38 délégations se rendirent à Madagascar, les médias et les partenaires répondirent également présents et surtout la population s’est appropriée l’évènement, les bénévoles furent nombreux et les malgaches se sont rendus en masse sur les lieux des compétitions.

Entre les participants, ce fut une véritable rencontre et découverte entre artistes et sportifs de tous les pays.

 

Les disciplines programmées

Sports :

  •  Athlétisme (masculin et féminin)
  •  Basket-ball (féminin)
  •  Boxe (masculin)
  •  Football (masculin)
  •  Judo (masculin et féminin)
  •  Tennis de table (masculin et féminin)

 

Culture :

  •  Chanson
  •  Contes et conteurs
  •  Danse traditionnelle
  •  Littérature
  •  Peinture
  •  Photographie
  •  Sculpture

 

Extraits de la revue de presse :

Tana en liesse dévoile ses Jeux

 

« Ensemble réussir Madagascar 1997 ». Sous un ciel orangé, alors que le palais de la Reine, transparent, semblait surveiller la scène du haut de la colline, la cérémonie officielle d’ouverture des 3es Jeux de la Francophonie a donné des ailes au peuple malgache mercredi soir.

Pour permettre à chacun de profiter de l’événement, le jour avait été décrété férié par le gouvernement.

Le défi était de taille. En moins de quinze mois, le village des Jeux s’est dressé, le stade s’est illuminé. Dans son allocution la ministre malgache de la Jeunesse et des Sports a parlé d’un véritable « élan national ». A l’adresse des pays francophones, elle a ajouté : « Vous avez permis à notre pays d’oublier son passé. Vous lui avez rendu confiance. »

Olivier Mouton, La libre Belgique, 28 août 1997.

 

Le sursaut national

 

C’est en avril 1996 que le Comité international des Jeux de la Francophonie a confirmé la candidature de Madagascar. Elle a été préférée à celle de la Côte d’Ivoire. Les malgaches avaient 15 mois pour organiser ces 3es Jeux. […]

Des obstacles se dressaient sur le chemin de ces Jeux.[..] Le Comité international des Jeux de la Francophonie prenait en charge la moitié du budget. Madagascar devait trouver 1,2 milliards de FCFA. Où prendre cet argent ? La banque et le Fonds monétaire international ont clairement signifié au gouvernement qu’il n’était pas question de financer la compétition sur des fonds publics. Le gouvernement a alors fait preuve d’imagination. […] Il a mobilisé des ressources venant du privé. […]

Le 27 août, date de l’ouverture des Jeux, toutes les structures d’accueil étaient prêtes. […] Le pays a été à la hauteur de l’événement. Chacun des 35 pays avait son pavillon où les athlètes étaient bien logés et bien nourris. Sécurité, rotation régulière des cars de transport et bonne organisation de toutes les compétitions, public nombreux et [bon joueur] : les malgaches ont rempli leur contrat. […]

Un sentiment de légitime fierté animait tous les habitants de la grande Île à la fin des Jeux. Il y a eu une prise de conscience collective à travers le slogan « Ensemble Réussir ».

Plus que les complexes sportifs dont le pays s’est doté c’est cet acquis qu’il faut capitaliser pour sortir Madagascar de son sous-développement.

M. Fomba, Ivoir’Soir, 23 septembre 1997