Jeux de la Francophonie en RDC

La ville de Kinshasa organisera la 9e édition en 2021.

Au début de l’année 2019, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il renoncerait à organiser les IXe Jeux de la Francophonie, lesquels devaient se dérouler à Moncton et Dieppe du 23 juillet au 1er août 2021. À la place, c’est la ville de Kinshasa qui a été désignée.

La capitale de la République Démocratique du Congo veut profiter de cette fenêtre pour redorer son image. Mais la ville est-elle prête ? Quelles sont les infrastructures en place ? Comment l’OIF va-t-elle aider la ville à organiser cette manifestation ?

À l’instar de Kinshasa, qui prépare consciencieusement la manifestation, prenez de l’avance et ouvrez un compte chez un bookmaker en prévision des épreuves sportives. Unibet, un des leaders du pari sportif en France, vous offre 100€ à l’inscription. Pour savoir comment ouvrir un compte Unibet, suivez ce lien : http://code-promo-jeu.com/inscription-unibet-ouvrir-compte/ et vous pourrez vous inscrire en quelques clics sur Unibet.fr.

Où en est la RDC dans l’organisation ?

La République Démocratique du Congo a été officiellement désignée pays organisateur à l’issue de la 107e session du Conseil permanent de la Francophonie, le 2 juillet 2019 à Paris.

Le 21 octobre s’est tenue la 4e réunion du Haut Conseil des Jeux de la Francophonie, à l’issue de laquelle le document d’acceptation a été signé. Parmi les membres présents, il y avait plusieurs ministres, mais aussi le Gouverneur de la ville de Kinshasa Valéry Mukasa.

À la fin du mois d’octobre, le cahier des charges de la manifestation a été signé par le CIJF et le CNJF à Monaco. Ce document a été officiellement remis le 6 novembre par le CIJF (représenté par Zina Mina) au ministre des Sports congolais Amos Mbayo Kitenge. La cérémonie s’est tenue à Paris.

La capitale congolaise a d’emblée créé un comité national chargé de l’organisation des Jeux. Ce groupe est présidé par Zenon Kabamba.

Madame Zina Mina, directrice du CIJF, s’est rendue au début du mois de novembre à Kinshasa pour une mission d’expertise et d’accompagnement. Elle a notamment visité les sites retenus en compagnie d’experts techniques.

Comité national en charge de l'organisation des Jeux

Le comité national congolais mis en place pour l’organisation des Jeux de la Francophonie.

Quelles infrastructures pour les Jeux ?

La capacité d’accueil de la République Démocratique du Congo pose de nombreuses questions car Kinshasa ne dispose pas d’infrastructures hôtelières et sportives  suffisantes.

Toutefois, d’après certaines sources au sein de l’OIF, le pays est disposé à mettre 45 millions de dollars pour l’organisation des Jeux. L’argent ne réglera pas tout, car la RDC n’a que 2 ans pour préparer la compétition alors que les autres en disposent généralement de quatre. Il faudra donc qu’elle montre de sérieuses compétences en matière d’organisation.

À l’heure actuelle, seules deux enceintes semblent incontournables :

  • Le Stade des Martyrs : capacité de 80 000 places. Peut être utilisé pour les compétitions de foot et les épreuves d’athlétisme.
  • Le site de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) : d’après les autorités, il aurait la capacité d’accueillir les épreuves en salles. Toutefois, rien n’est encore acté et les infrastructures ne sont pas encore construites. Pour ne rien arranger, une partie du terrain a été spolié.

Pour le football, le stade Tata Raphael qui se trouve sur la commune de Kalamu pourrait aussi être utilisé.

Kinshasa : la bonne volonté suffira-t-elle ?

Sur les bords du fleuve Zaïre, l’optimisme règne. Ces Jeux sont l’opportunité pour le pays de montrer qu’il est capable de mettre en place une manifestation d’envergure, et surtout de piloter un projet complexe qui nécessite à la fois de rénover d’anciennes structures et d’en construire de nouvelles.

Ils permettront (toujours selon le discours officiel) d’unir un pays qui est en proie à une guerre civile quasi permanente dans le nord. Enfin, ils offriraient à Kinshasa une belle vitrine médiatique, la capitale de la RDC étant la plus grande ville francophone au monde devant Paris.

Mais, au-delà des discours angéliques, la réalité du terrain est toute autre : le pays a un peu moins de deux ans pour débloquer des fonds conséquents, lancer une vaste campagne de modernisation des infrastructures sportives et hôtelières, sans oublier de sécuriser le soutien de la population. Ce délai est, rappelons-le, deux fois plus court que celui dont disposent généralement les autres pays.

À l’heure actuelle, la pression sur les épaules des dirigeants est grande. D’autant que la dernière édition des Jeux, disputée à Abidjan, a été une véritable réussite aux dires de l’ancienne secrétaire générale de la francophonie Michelle Jean.