Bien qu’il n’ait décroché qu’une médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie en 1994, Donovan Bailey restera dans l’histoire, car c’est à partir de cette date que sa carrière commence véritablement. Trois ans plus tard, il sera triple champion du monde, double champion olympique puis détenteur du record du monde et du record olympique du 100 m. N’oubliez pas que les Jeux de la Francophonie 2017, qui se déroulent à Abidjan, sont couverts par la plupart des opérateurs, comme JOA par exemple qui offre 100 € à tout nouveau joueur qui s’inscrit (toutes les infos sur le code bonus sur http://bonuspromotions.info/code-promo-joa/). Peut-être que son successeur se révèlera aux yeux du monde ?

Retour sur la carrière météoritique de celui qui a lavé l’honneur du Canada, alors que le pays avait encore le goût amer de l’élimination de Ben Johnson aux JO de Séoul de 1988. Depuis Johnson, le Canada se cherchait un champion. A l’époque, c’était plutôt Lindford Christie qui était le favori des bookmakers. Comment cet enfant né en Jamaïque est-il devenu l’homme le plus rapide du monde doublé d’un investisseur hors pair ?

Bailey aux Jeux de la Francophnie de 94

Bailey, fan de sport depuis l’enfance

Né à Manchester en Jamaïque, Bailey émigre au Canada à l’âge de 12 ans. C’est à Oakville dans l’Ontario que ses parents éliront domicile. Dès l’adolescence, il se distingue au sprint et au football américain. Il sera aussi quadruple champion de l’Ontario de saut en longueur : 1980, 81, 82 et 84. À 16 ans, il court le 100 m en 10.65. Malgré de bonnes performances en sprint, c’est bien le football qui l’intéresse le plus.

Après le lycée, il intègre le Sheridan College où il étudie le marketing et l’économie. Durant ses années universitaires, il joue pour l’équipe de basket locale, les Sheridan Bruins. Une fois ses études finies, il travaille comme consultant marketing dans l’import/export de textile. À 22 ans, il a une maison, une Porsche décapotable, mais n’est pas sportif de haut niveau.

En 1990, en regardant le championnat du Canada d’athlétisme, il remarque la présence d’athlètes qu’il a battus quand il était plus jeune. Il décide donc de se lancer dans l’athlétisme. Il gagne le championnat de l’Ontario en salle sur 60 m. Ensuite, il décroche une médaille d’argent aux Jeux Panaméricains de 1991 à La Havane. En 1992, il est médaillé d’argent au Championnat du Canada sur 100 m. L’année suivante, il finira troisième sur 100 m et deuxième sur 200 m.

Donovan Bailey en route vers les sommets

Malgré de bonnes performances, il n’est pas qualifié pour les Jeux Olympiques de 1992. En 93, il ne fait partie que de l’équipe réserve du 4×100 m. Après avoir fait des pieds et des mains à la fédération, il est pris en charge par Dan Pfaff. 3 mois d’entraînement plus tard, Bailey court le 100 m en 10.03. En 1994, il décroche une médaille d’argent sur 100 m et une médaille d’or au 4×100 m aux Jeux de la Francophonie d’Evry-Bondoufle. Dans la foulée, il participe aux Jeux du Commonwealth à Victoria au Canada. Il remporte le 4×100 m. Avec lui, la sélection canadienne établit un record des Jeux du Commonwealth avec une performance à 38.39 s.

Donovan Bailey doublé médaillé aux Jeux d'Evry Bondoufle

En 1995, il bat le record du Canada du 100 m de 10.02 détenu par Bruny Surin. La nouvelle marque est portée à 9.99. À partir de là, sa carrière est lancée. À Göteborg en 1995, il devient champion du monde du 100 m et du 4×100 m. L’année suivante, à Atlanta, il décroche l’or olympique sur 100 m et sur 4×100 m. Sur 100 m, il bat le record du monde. Avec 9.84, il devance le Namibien Frank Fredericks et le Trinidadien Ato Boldon.

Aux championnats du monde d’Athènes, il est encore une fois champion du monde sur 4×100 m. Sur 110 m, il ne sera que médaillé d’argent, l’or revenant à l’Américain Maurice Greene. La saison suivante, il se fait une rupture du tendon d’Achille. SA carrière est terminée. Il fera une tentative de retour aux JO de 2000, mais il abandonnera en série à cause d’une pneumonie.

Retraite et reconversion

Il s’est définitivement retiré du sport en 2001 et a lancé sa société, DBX Sport Management. Cette dernière aide les sportifs amateurs à trouver des sponsors et à faire leur promotion. Il a aussi ouvert une clinique dédiée aux sportifs dans sa ville natale d’Oakville.

Par la suite, il commente les JO de 2008 pour la chaîne CBC. Vient ensuite le temps des honneurs. En 2016, il est intronisé comme membre de l’Ordre de l’Ontario. Auparavant en 2004 et 2008, il avait fait son entrée au Hall Of Fame canadien. Enfin, on le retrouve encore à la télévision pour les JO de 2016.

Donovan Bailey n’a participé qu’à une seule édition des Jeux de la Francophonie, mais, malgré sa deuxième place en individuel derrière Bruny Surin, il restera à jamais attaché à cette épreuve. Cette médaille d’argent a été sa première récompense internationale, la première d’une longue liste.